
Publiés en 2025 au titre de l'exercice 2024, les premiers états de durabilité conformes aux normes ESRS ont livré une matière inédite1. Un an plus tard, alors que la directive Omnibus I vient d'être adoptée2, l'heure n'est plus à l'anticipation : elle est au premier bilan. Pour la première fois, nous pouvons lire, indicateur par indicateur, ce que les grandes entreprises européennes disent réellement de leur trajectoire climatique, de leurs impacts sur les ressources et de leurs politiques sociales.
Le tableau est celui d'un premier exercice. Sur les 145 entreprises analysées et les 90 indicateurs passés au crible, le taux de publication moyen reste modeste : il dépasse rarement le tiers du panel, et tombe à quelques points de pourcentage sur les exigences les plus techniques, des microplastiques à la quantification financière des risques de transition. La transparence imposée par les ESRS ne se traduit pas encore en maturité homogène : elle révèle surtout l'ampleur du chemin restant.
Une ligne de fracture domine ce baromètre : celle qui sépare les sociétés du SBF 120 des capitalisations situées hors indice. Sur presque tous les chapitres, les premières publient deux à trois fois plus que les secondes. Là où les grands émetteurs ont industrialisé leur reporting, les autres en découvrent encore la grammaire. C'est précisément cet écart, plus que le niveau absolu, qui dessine l'agenda des prochaines années.
Reste l'essentiel : derrière chaque pourcentage se cachent des phrases réellement publiées, vérifiées une à une dans les rapports source (2 350 citations contrôlées). Ce baromètre ne juge ni la conformité ni la performance : il prend le pouls de la transition, et invite chaque entreprise à mesurer la distance qui la sépare encore de ses propres engagements.
Edwige Rey, Associée, Sustainability Services
Pour les grandes entreprises européennes d'intérêt public de plus de 500 salariés, 2024 a constitué le premier exercice couvert par la publication d'un état de durabilité conforme aux normes ESRS, dans le cadre de la directive CSRD1. Après une année 2023 consacrée aux analyses de double matérialité, les entreprises de la première vague ont livré, début 2025, leurs premiers reportings normés : c'est ce corpus que le présent baromètre analyse.
Ce millésime intervient dans un contexte mouvant. La directive Omnibus I, issue d'une proposition de la Commission de février 2025 et finalisée début 2026, rebat les cartes du calendrier et des seuils d'application2. Loin d'invalider l'exercice, ce mouvement renforce l'intérêt d'un état des lieux factuel : que publient réellement les entreprises lorsqu'elles s'emparent des ESRS, avant que le cadre ne se stabilise ?
Le baromètre 2026 répond par les chiffres. Il couvre 145 entreprises (99 cotées au SBF 120 et 46 hors indice) et 90 indicateurs, répartis sur les chapitres ESRS E1 (climat), E2 (pollution), E5 (économie circulaire), S1 (personnel) et G1 (conduite des affaires). Trois messages se dégagent : un niveau de publication encore hétérogène et globalement modeste ; un écart marqué de maturité entre grands émetteurs et capitalisations hors indice ; et, sur certains sujets, une transparence réelle là où la donnée existait déjà, comme les délais de paiement ou les écarts de rémunération.
L'édifice européen du reporting de durabilité s'est construit par strates. Le règlement SFDR (2019) a posé les obligations de transparence du secteur financier1 ; le règlement Taxonomie (2020) a défini une grammaire commune des activités durables2 ; la CSRD, adoptée en 2022, a étendu et standardisé l'obligation de reporting via les normes ESRS, dont le premier jeu a été adopté en 2023 pour une première application sur l'exercice 20243.
En février 2025, la Commission a présenté le paquet Omnibus, destiné à simplifier ce cadre. Une directive dite « stop-the-clock » a d'abord reporté de deux ans l'entrée des vagues suivantes4, tandis qu'un acte délégué « quick fix » prolongeait les allègements de la vague 1 pour 2025 et 20265.
Le texte final, la directive Omnibus I, a été adopté le 24 février 2026. Il limite désormais le périmètre aux entreprises de plus de 1 000 salariés et 450 M€ de chiffre d'affaires net, à compter des exercices ouverts au 1er janvier 2027, et exclut les PME cotées6. Pour les entreprises déjà entrées dans l'exercice, l'enjeu n'est plus de savoir si elles publieront, mais comment elles stabiliseront un reporting utile et comparable dans un cadre encore mouvant.
À COMPLÉTER : reprendre la frise visuelle SFDR / Taxonomie / CSRD / Omnibus du gabarit 2025 et l'actualiser avec les dates ci-dessus.
Le Baromètre RSE 2026 analyse le contenu des états de durabilité publiés au titre de l'exercice 2024 par un panel de 145 entreprises : 99 cotées au SBF 120 et 46 hors SBF 120 (grandes capitalisations européennes comparables).
L'analyse couvre 90 indicateurs répartis sur les chapitres ESRS E1 (climat), E2 (pollution), E5 (économie circulaire), S1 (personnel) et G1 (conduite des affaires), complétés d'indicateurs transverses.
Le traitement repose sur une extraction automatisée (Claude Sonnet 4.5) avec vérification locale de chaque citation dans le rapport source : une réponse n'est retenue que si la phrase citée est littéralement présente dans le document de l'entreprise.
Le panel couvre 13 pays de cotation européens. Il reste fortement ancré en France, complété d'un échantillon comparatif de grandes capitalisations d'autres places européennes.
| Pays de cotation | Panel | SBF 120 | Hors SBF 120 |
|---|---|---|---|
| France | 102 | 99 | 3 |
| Allemagne | 15 | 0 | 15 |
| Danemark | 6 | 0 | 6 |
| Belgique | 5 | 0 | 5 |
| Italie | 4 | 0 | 4 |
| Finlande | 3 | 0 | 3 |
| Pays-Bas | 2 | 0 | 2 |
| Espagne | 2 | 0 | 2 |
| Suède | 2 | 0 | 2 |
| Autriche | 1 | 0 | 1 |
| Norvège | 1 | 0 | 1 |
| Portugal | 1 | 0 | 1 |
| Royaume-Uni | 1 | 0 | 1 |
Source : composition du panel (manifest), ventilée par pays de cotation principal.
Taux de disclosure moyen : part des entreprises du panel publiant l'information attendue (statut found / partial), par chapitre.
| Chapitre ESRS | Indicateurs | Disclosure moyen | SBF 120 | Hors SBF 120 | Citations vérifiées |
|---|---|---|---|---|---|
| E1 Changement climatique | 50 | 21 % | 26 % | 12 % | 1309 |
| E2 Pollution | 15 | 14 % | 11 % | 19 % | 180 |
| E5 Économie circulaire | 14 | 26 % | 33 % | 10 % | 375 |
| S1 Personnel de l'entreprise | 7 | 35 % | 43 % | 17 % | 297 |
| G1 Conduite des affaires | 2 | 24 % | 33 % | 4 % | 64 |
| Transverse (synthèse / difficultés) | 2 | 51 % | 60 % | 34 % | 125 |
Source : agrégation de l'extraction vérifiée.
Partie I · L'analyse de double matérialité
L'analyse de double matérialité constitue la pierre angulaire de l'état de durabilité : c'est elle qui détermine les enjeux qu'une entreprise juge matériels, et donc l'information qu'elle publiera. Le baromètre 2026 n'isole pas encore les indicateurs propres à cette analyse (nombre d'enjeux matériels retenus, prise en compte des parties prenantes, profondeur de la chaîne de valeur).
À défaut, la lecture sectorielle ci-dessous propose une première approche indirecte : en comparant les taux de publication par chapitre selon le segment de cotation, elle révèle où se concentrent effort de transparence et angles morts du reporting.
À COMPLÉTER : étendre le questionnaire aux indicateurs de double matérialité (IROs, parties prenantes, chaîne de valeur) pour quantifier cette partie.
Lecture : taux de disclosure moyen par chapitre ESRS, pour les entreprises du SBF 120 et hors SBF 120. Il s'agit d'un taux de publication, non d'un taux de matérialité.
| Secteur | n | E1 Changement climatique | E2 Pollution | E5 Économie circulaire | S1 Personnel de l'entreprise | G1 Conduite des affaires | Transverse (synthèse / difficultés) |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| SBF 120 | 99 | 26 % | 11 % | 33 % | 43 % | 33 % | 60 % |
| Hors SBF 120 | 46 | 12 % | 19 % | 10 % | 17 % | 4 % | 34 % |
La matrice fait apparaître une hiérarchie nette de maturité. Les entreprises du SBF 120 devancent systématiquement les capitalisations hors indice : sur le personnel (S1), elles publient 43 % contre 17 % ; sur l'économie circulaire (E5), 33 % contre 10 % ; sur la conduite des affaires (G1), 33 % contre 4 %. L'écart traduit moins une différence d'enjeux qu'une différence de moyens consacrés au reporting.
Une exception mérite l'attention : la pollution (E2), seul chapitre où les sociétés hors indice publient davantage que celles du SBF 120 (19 % contre 11 %). Ce renversement s'explique vraisemblablement par la composition sectorielle : les capitalisations hors indice comptent une proportion plus forte d'industriels (chimie, matériaux) pour lesquels les substances préoccupantes sont un enjeu directement matériel, donc plus volontiers documenté.
Ce contraste invite à interpréter chaque taux à la lumière du secteur : un faible taux de publication n'est pas nécessairement un défaut de transparence, il peut refléter une absence de matérialité.
Partie II · L'analyse des enjeux environnementaux
Le chapitre E1 est le plus volumineux et le plus structurant des ESRS. Il attend des entreprises qu'elles publient leurs émissions de gaz à effet de serre (scopes 1, 2 et 3), leurs cibles de réduction, l'existence et le contenu d'un plan de transition aligné sur une trajectoire de neutralité carbone, ainsi que leur exposition aux risques physiques (événements climatiques) et de transition (prix du carbone, marché, réglementation)1. C'est sur ce chapitre que la CSRD apporte la rupture la plus nette par rapport au reporting extra-financier antérieur, et c'est aussi celui que les entreprises ont le plus investi.
| Thème / question | Disclosure | SBF 120 | Hors | Cit. vérif. |
|---|---|---|---|---|
| Existence plan transitionEst-ce qu'il y a un plan de transition ? | 97 % | 91 % | 118 | |
| Focus agriculture / eauUn focus particulier a-t-il été porté sur l’amont agricole de l’entreprise, ou sur le stress hydrique pour les activités ? | 73 % | 61 % | 93 | |
| Effets visibles des leviersLes réductions attendues des leviers identifiés produisent-elles déjà des effets visibles sur le bilan carbone ? | 66 % | 39 % | 69 | |
| Evolution méthodo bilan carboneY a-t-il eu des évolutions méthodologiques significatives ayant conduit certaines entreprises à recalculer leur bilan carbone ou à modifier leur année de référence ? | 71 % | 11 % | 67 | |
| Evolutions du plan transitionQuelles évolutions ont été observées dans les plans de transition ? | 61 % | 30 % | 57 | |
| Estimation CapEx OpEx transitionComment ont été estimés les CapEX et OPEX ? | 52 % | 44 % | 59 | |
| Exposition CBAML'entreprise mentionne-t-elle des secteurs ou matières premières concernés (acier, aluminium, ciment, engrais, électricité, hydrogène) dans sa chaîne d'approvisionnement ou dans ses exportations ? | 56 % | 28 % | 52 | |
| Mesures d’atténuation CBAMDes mesures d'atténuation sont-elles décrites (substitution de fournisseurs, réduction de l'intensité carbone des intrants, ajustements contractuels) ? | 62 % | 13 % | 58 | |
| Difficultés plan transitionQuelles difficultés les entreprises rencontrent-elles dans la mise en œuvre de leur plan de transition ? | 46 % | 22 % | 45 | |
| Avancement plan transitionQuel avancement par rapport à l'an passé ? | 41 % | 20 % | 39 | |
| Année de référence objectifsA-t-on observé des changements de l'année de référence ou des ajustements de l'horizon temporel des objectifs ? | 42 % | 6 % | 40 | |
| Participation SBTiQuelles tendances observe-t-on concernant la participation à des initiatives publiques telles que la SBTi pour la définition des objectifs ? | 36 % | 17 % | 38 | |
| Granularité risques physiquesLes analyses gagnent-elles en granularité (analyse par site, actifs critiques, zones géographiques clés) ? | 38 % | 11 % | 35 | |
| Coût de transitionEst-ce que le coût de transition a été calculé ? | 37 % | 11 % | 34 |
Le changement climatique mobilise à lui seul la moitié des indicateurs du référentiel et, de loin, le plus grand volume de citations vérifiées : c'est le chapitre le plus investi par les entreprises. L'existence d'un plan de transition y est désormais quasi universelle. Mais la transparence s'effondre dès que l'exercice devient chiffré et prospectif : la quantification financière des risques de transition, l'exposition au mécanisme d'ajustement carbone aux frontières ou la déforestation importée restent des angles morts presque totaux.
En chiffres, le taux de publication moyen du chapitre s'établit à 21 %, avec un écart entre SBF 120 (26 %) et hors indice (12 %).
Partie II · L'analyse des enjeux environnementaux
Deux chapitres complémentaires : E2 (pollution) couvre les rejets dans l'air, l'eau et les sols ainsi que les substances préoccupantes ; E5 (économie circulaire) couvre les flux de ressources, la production et le traitement des déchets, et la circularité des produits.
| Thème / question | Disclosure | SBF 120 | Hors | Cit. vérif. |
|---|---|---|---|---|
| Quantité totale de substances préoccupantes générées ou utilisées pendant la production ou achetées, ventilée par principales classes de dangerQuel est le volume total de substances préoccupantes générées, utilisées ou achetées au cours de l’exercice, et comment se répartit-il par grandes classes de danger ? | 19 % | 30 % | 19 | |
| Quantité totale de substances préoccupantes générées ou utilisées pendant la production ou achetéesQuel est le volume total de substances préoccupantes générées, utilisées ou achetées au cours de l’exercice ? | 16 % | 28 % | 19 | |
| Quantité totale de substances extrêmement préoccupantes générées ou utilisées pendant la production ou achetées, par principales classes de dangerQuel est le volume total de substances extrêmement préoccupantes générées, utilisées ou achetées, ventilé par classes de danger ? | 13 % | 28 % | 13 | |
| Quantité de substances préoccupantes quittant les installations sous forme de produits, par principales classes de dangerQuel est le volume de substances préoccupantes quittant les installations sous forme de produits, ventilé par classes de danger ? | 12 % | 28 % | 14 | |
| Quantité de substances extrêmement préoccupantes quittant les installations comme partie de produits, par principales classes de dangerQuel est le volume de substances extrêmement préoccupantes intégrées dans les produits, ventilé par classes de danger ? | 14 % | 24 % | 14 | |
| Quantité totale de substances préoccupantes quittant les installations sous forme d'émissions, de produits ou comme partie de produits ou servicesQuel est le volume total de substances préoccupantes quittant les installations (émissions, produits ou intégrées à des produits/services) ? | 14 % | 22 % | 16 | |
| Quantité de substances préoccupantes quittant les installations comme partie de produits, par principales classes de dangerQuel est le volume de substances préoccupantes intégrées dans les produits, ventilé par classes de danger ? | 11 % | 28 % | 12 | |
| Quantité totale de substances extrêmement préoccupantes quittant les installations sous forme d'émissions, de produits ou comme partie de produits ou services, par principales classes de dangerQuel est le volume total de substances extrêmement préoccupantes quittant les installations (émissions, produits, produits intégrés ou services), ventilé par classes de danger ? | 12 % | 26 % | 18 | |
| Quantité de substances extrêmement préoccupantes quittant les installations sous forme de produits, par principales classes de dangerQuel est le volume de substances extrêmement préoccupantes quittant les installations sous forme de produits, ventilé par classes de danger ? | 12 % | 26 % | 11 | |
| Quantité de substances extrêmement préoccupantes quittant les installations sous forme d'émissions, par principales classes de dangerQuel est le volume de substances extrêmement préoccupantes rejetées dans l’environnement, ventilé par classes de danger ? | 9 % | 22 % | 10 | |
| Quantité de substances préoccupantes quittant les installations sous forme d'émissions, par principales classes de dangerQuel est le volume de substances préoccupantes rejetées dans l’environnement, ventilé par classes de danger ? | 7 % | 20 % | 11 | |
| Quantité de substances extrêmement préoccupantes quittant les installations sous forme de services, par principales classes de dangerQuel est le volume de substances extrêmement préoccupantes associées à des services fournis, ventilé par classes de danger ? | 7 % | 6 % | 9 | |
| Quantité de substances préoccupantes quittant les installations sous forme de services, par principales classes de dangerQuel est le volume de substances préoccupantes associées à des services fournis, ventilé par classes de danger ? | 7 % | 2 % | 7 | |
| Microplastiques générés et utilisésQuel est le volume de mircroplastique généré et utilisé ? | 4 % | 0 % | 4 |
La pollution est le chapitre le moins publié de l'étude, et le seul où les capitalisations hors indice devancent le SBF 120, signe d'un effet sectoriel industriel. Les entreprises documentent d'abord les substances préoccupantes ; les microplastiques, eux, demeurent quasi absents des reportings, faute de méthodologie de mesure partagée.
En chiffres, le taux de publication moyen du chapitre s'établit à 14 %, avec un écart entre SBF 120 (11 %) et hors indice (19 %).
| Thème / question | Disclosure | SBF 120 | Hors | Cit. vérif. |
|---|---|---|---|---|
| Déchets non recyclésQuelle quantité de déchets non recyclés l'entreprise a-t-elle générée au cours de la période ? | 50 % | 30 % | 49 | |
| Déchets détournés de l'élimination, ventilés entre déchets dangereux et non dangereux et par type de traitementQuelle quantité de déchets a été détournée de l'élimination, ventilée entre déchets dangereux et non dangereux ainsi que par type de traitement ? | 52 % | 17 % | 24 | |
| Déchets dirigés vers l'élimination, ventilés entre déchets dangereux et non dangereux et par type de traitementQuelle quantité de déchets a été dirigée vers l'élimination, ventilée entre déchets dangereux et non dangereux ainsi que par type de traitement ? | 50 % | 17 % | 28 | |
| Pourcentage de déchets non recyclésQuel pourcentage des déchets générés par l'entreprise n'a pas été recyclé ? | 44 % | 17 % | 44 | |
| Quantité totale de déchets générésQuelle quantité totale de déchets l'entreprise a-t-elle générée au cours de la période ? | 48 % | 6 % | 45 | |
| Quantité totale de déchets dangereuxQuelle quantité totale de déchets dangereux l'entreprise a-t-elle générée au cours de la période ? | 44 % | 4 % | 34 | |
| Taux de contenu recyclable des produitsQuels sont les taux de contenu recyclable dans les produits de l'entreprise ? | 24 % | 24 % | 28 | |
| Taux de contenu recyclable des emballages des produitsQuels sont les taux de contenu recyclable dans les emballages des produits de l'entreprise ? | 25 % | 22 % | 24 | |
| Poids total global des produits et des matériaux techniques et biologiques utilisés au cours de la période de reportingQuel est le poids total global des produits et des matériaux techniques et biologiques utilisés par l'entreprise au cours de la période de reporting ? | 26 % | 4 % | 23 | |
| Pourcentage de composants secondaires réemployés ou recyclés, de produits intermédiaires secondaires et de matières secondairesQuel pourcentage des composants secondaires réemployés ou recyclés, des produits intermédiaires secondaires et des matières secondaires est utilisé par l'entreprise ? | 26 % | 0 % | 19 | |
| Quantité totale de déchets radioactifsQuelle quantité totale de déchets radioactifs l'entreprise a-t-elle générée au cours de la période ? | 23 % | 2 % | 22 | |
| Poids absolu des composants secondaires réemployés ou recyclés, des produits intermédiaires secondaires et des matières secondaires utilisés pour fabriquer les produits et services de l'entreprise (y compris les emballages)Quel est le poids absolu des composants secondaires réemployés ou recyclés, des produits intermédiaires secondaires et des matières secondaires utilisés pour fabriquer les produits et services de l'entreprise, y compris les emballages ? | 21 % | 0 % | 16 | |
| Pourcentage de matériaux biologiques (et de biocarburants utilisés à des fins non énergétiques)Quel pourcentage des matériaux utilisés par l'entreprise correspond à des matériaux biologiques (ainsi qu'à des biocarburants utilisés à des fins non énergétiques) au cours de la période de reporting ? | 18 % | 0 % | 15 | |
| Publication de la durabilité attendue des produits mis sur le marché, par rapport à la moyenne du secteur pour chaque groupe de produitsQuelle est la durabilité attendue des produits mis sur le marché par l'entreprise, en comparaison avec la moyenne du secteur pour chaque groupe de produits ? | 6 % | 0 % | 4 |
L'économie circulaire s'organise autour de la donnée déchets, de loin la mieux maîtrisée : volumes générés, part non recyclée, flux détournés de l'élimination. À l'inverse, les indicateurs tournés vers la conception (durabilité attendue des produits, contenu recyclé, matériaux biosourcés) restent marginaux, car ils supposent une connaissance fine du cycle de vie encore rare.
En chiffres, le taux de publication moyen du chapitre s'établit à 26 %, avec un écart entre SBF 120 (33 %) et hors indice (10 %).
Partie IV · Gouvernance
Le chapitre G1 couvre l'éthique et la culture d'entreprise : politiques anticorruption, protection des lanceurs d'alerte, gestion des relations fournisseurs et délais de paiement. Dans ce premier exercice, seuls les indicateurs de délais de paiement sont réellement renseignés par le panel.
| Thème / question | Disclosure | SBF 120 | Hors | Cit. vérif. |
|---|---|---|---|---|
| Nombre moyen de jours entre la date à laquelle le délai de paiement contractuel ou légal commence à courir et le paiement de la factureQuel est le nombre moyen de jours entre la date à laquelle le délai de paiement contractuel ou légal commence à courir et le paiement de la facture ? | 35 % | 9 % | 37 | |
| Pourcentage des paiements effectués dans le respect des délais de paiement habituelsQuel est le pourcentage des paiements effectués dans le respect des délais de paiement habituels ? | 30 % | 0 % | 27 |
La conduite des affaires se résume, dans ce premier exercice, aux délais de paiement, seul jeu d'indicateurs réellement renseigné. Le fossé entre grands émetteurs et hors indice y est l'un des plus marqués du baromètre. Le sujet, pourtant central pour l'éthique des affaires et les relations fournisseurs, reste largement à investir.
En chiffres, le taux de publication moyen du chapitre s'établit à 24 %, avec un écart entre SBF 120 (33 %) et hors indice (4 %).
Partie IV · Assurance
La CSRD introduit une obligation d'assurance des états de durabilité, exercée à un niveau dit « limité » pour ce premier exercice, avec une trajectoire vers une assurance « raisonnable » à plus long terme1. L'examen des rapports de certification, leur longueur, les indicateurs effectivement couverts, les réserves exprimées, constitue un révélateur précieux de la fiabilité des données publiées.
Cette analyse suppose de constituer un corpus dédié des rapports d'assurance, distinct des états de durabilité eux-mêmes. Elle sera ajoutée dès que ce corpus aura été collecté et traité selon la même exigence de vérification que le reste du baromètre.
À COMPLÉTER : collecter le corpus des rapports d'assurance (nombre de pages, niveau d'assurance, indicateurs couverts, spécificités sectorielles) pour reproduire l'analyse 2025.
Synthèse transverse
Lecture transverse : synthèse et difficultés de reporting relevées sur l'ensemble du panel.
| Thème / question | Disclosure | SBF 120 | Hors | Cit. vérif. |
|---|---|---|---|---|
| Est-ce que l'entreprise a subi des difficultés particulières mentionnées dans son état de durabilité ? Quel type de difficultés et dans quelles normes ? | 96 % | 50 % | 99 | |
| Est-ce que l'entreprise a réalisé un executive summary dans son rapport et sous quel format ? | 23 % | 17 % | 26 |
Les indicateurs transverses, qui synthétisent la complétude et les difficultés de reporting déclarées, affichent les taux les plus élevés du baromètre : les entreprises commentent volontiers leur démarche, même lorsqu'elles peinent à en chiffrer les résultats. Un signal encourageant sur l'appropriation, à confirmer par la profondeur des données dans les prochaines vagues.
En chiffres, le taux de publication moyen du chapitre s'établit à 51 %, avec un écart entre SBF 120 (60 %) et hors indice (34 %).
Nombre d'indicateurs renseignés sur le total analysé, et nombre de réponses en « haute confiance » (citation vérifiée, statut found).
| Rang | Entreprise | Type | Indicateurs disclosed | Total | Couverture % | Haute confiance |
|---|---|---|---|---|---|---|
| 1 | Renault | SBF120 | 46 | 90 | 51.1 | 28 |
| 2 | Eramet | SBF120 | 45 | 90 | 50 | 12 |
| 3 | Getlink | SBF120 | 45 | 90 | 50 | 23 |
| 4 | OPMobility | SBF120 | 44 | 90 | 48.9 | 28 |
| 5 | Sartorius | SBF120 | 44 | 90 | 48.9 | 30 |
| 6 | Hermes | SBF120 | 42 | 90 | 46.7 | 20 |
| 7 | Vusion | SBF120 | 42 | 90 | 46.7 | 24 |
| 8 | Arkema | SBF120 | 40 | 90 | 44.4 | 16 |
| 9 | L'Oréal | SBF120 | 39 | 90 | 43.3 | 26 |
| 10 | SEB | SBF120 | 37 | 90 | 41.1 | 15 |
| 11 | Valeo | SBF120 | 37 | 90 | 41.1 | 21 |
| 12 | Bolloré | SBF120 | 36 | 90 | 40 | 13 |
| 13 | Verallia | SBF120 | 35 | 90 | 38.9 | 19 |
| 14 | Biomerieux | SBF120 | 34 | 90 | 37.8 | 14 |
| 15 | Valneva | SBF120 | 34 | 90 | 37.8 | 22 |
| 16 | Accor | SBF120 | 33 | 90 | 36.7 | 9 |
| 17 | Carrefour | SBF120 | 32 | 90 | 35.6 | 14 |
| 18 | Covivo | SBF120 | 32 | 90 | 35.6 | 14 |
| 19 | Dassault | SBF120 | 32 | 90 | 35.6 | 12 |
| 20 | Forvia | SBF120 | 32 | 90 | 35.6 | 16 |
| 21 | Kering | SBF120 | 32 | 90 | 35.6 | 13 |
| 22 | Nexans | SBF120 | 32 | 90 | 35.6 | 19 |
| 23 | BIC | SBF120 | 31 | 90 | 34.4 | 13 |
| 24 | Bouygues | SBF120 | 31 | 90 | 34.4 | 7 |
| 25 | Safran | SBF120 | 31 | 90 | 34.4 | 16 |
Top 25 sur 145 entreprises classées.
L'annexe recensera les 145 entreprises du panel et leurs sources : 99 sociétés du SBF 120 et 46 capitalisations hors indice, avec pour chacune le rapport de durabilité analysé et son millésime. Cette liste garantit la traçabilité intégrale des résultats présentés.
À COMPLÉTER : mettre en forme la liste nominative en tableau d'annexe (raison sociale, segment, source) à partir du manifest.
Pour toute question sur la méthodologie ou les résultats de ce baromètre, votre interlocutrice est Edwige Rey, Associée, Sustainability Services, Forvis Mazars. Les équipes Sustainability Services accompagnent les entreprises sur l'ensemble de leur trajectoire de reporting de durabilité, de l'analyse de double matérialité à l'assurance des états publiés.
Forvis Mazars Group SC est un membre indépendant de Forvis Mazars Global, réseau mondial de référence de services professionnels présent dans plus de 100 pays et territoires.
Partie III · L'analyse des enjeux sociaux
S1 Personnel de l'entreprise
Le chapitre S1 couvre les effectifs et leurs caractéristiques, les conditions de travail, le dialogue social, la santé-sécurité, la formation, et les indicateurs de rémunération, dont l'écart de rémunération entre les femmes et les hommes et le ratio d'équité. Beaucoup de ces données étaient déjà collectées avant la CSRD, ce qui en fait le chapitre thématique le mieux renseigné1.
Le personnel est le chapitre thématique le mieux renseigné, porté par des données souvent déjà exigées avant la CSRD. L'écart de rémunération entre les femmes et les hommes en offre l'illustration la plus frappante : largement publié par les sociétés du SBF 120, il demeure quasi absent hors indice. La maturité sociale épouse ici la taille et l'antériorité réglementaire.
En chiffres, le taux de publication moyen du chapitre s'établit à 35 %, avec un écart entre SBF 120 (43 %) et hors indice (17 %).
Deux indicateurs cristallisent l'attention sur le volet social : l'écart de rémunération entre les femmes et les hommes, publié par 57 % du panel, et le ratio de rémunération totale annuelle (ratio d'équité), publié par 66 %. Ce sont, après les informations contextuelles, les données sociales les plus largement renseignées.
Mais la moyenne masque une fracture spectaculaire. L'écart de rémunération femmes-hommes est déclaré par 83 % des sociétés du SBF 120, contre 2 % des entreprises hors indice. Sur ce sujet, la taille et l'antériorité réglementaire, notamment l'index égalité professionnelle déjà obligatoire en France, déterminent la transparence. La ventilation fine de cet écart (par catégorie d'employés, composantes fixe et variable) reste, elle, très peu documentée.